NetApp s’organise autour du DevOps

Le DevOps devient de plus en plus présent  dans la culture IT de nos entreprises. Terme à la mode il y a quelques années, il structure aujourd’hui les décisions d’infrastructure et organisationnelles. Manipulé et galvaudé par les départements marketing des acteurs du marché il n’en reste pas moins une réalité. Alors que certains s’efforcent d’en parler, NetApp préfère une mise en application pratique et pertinente.

Précisions d’abord que quoi qu’on vous dise le DevOps ne s’achète pas. Il s’agit d’une démarche avant tout et d’une philosophie où les équipes de développement (les Dev) sont alignées  avec les équipes d’infrastructures (les Ops). En résumant la situation passée, les Dev sont sous la pression des métiers qui souhaitent innover de plus en plus rapidement. Les enjeux sont de livrer les nouvelles fonctionnalités le plus rapidement possible, alors que les Ops doivent assurer une production irréprochable et un taux de disponibilité maximal. Exit donc les changements d’infrastructure et les architectures modulables coté Ops. Et côté Dev c’est l’utilisation massive de ressources externes Cloud : le fameux shadow IT.

Le DevOps c’est faire cohabiter ces 2 mondes, ce que le Cloud a tendance à faciliter lorsqu’il fait partie de la stratégie officielle de la DSI. Il n’en reste pas moins que c’est l’engagement humain qui fait la réussite de ce modèle.

Le Cloud est un des outils de réussite de cette démarche, la flexibilité des infrastructures doit permettre la mise à disposition rapide des environnements demandés par les Dev. Dès lors quand un constructeur ou un éditeur a un modèle convergé ou des APIs, il se dit DevOps. Je parlerais quant à moi de DevOps ready: tout reste à faire et à vous d’interpréter comment mettre à profit ces fonctionnalités.

En complément, NetApp propose une approche terrain avec une intégration de ces outils DevOps et développement continu. Plutôt que de nous dire que c’est possible, ces connecteurs nous montrent comment.

3 exemples

Trident (ex nDVP) nous permet d’intégrer un stockage Ontap avec Docker. Sans trahir de secret, la conteneurisation d’applications est monnaie courante dans le monde du DevOps et Docker domine le marché. Pour autant, partager et protéger son stockage n’est pas natif sur des plateformes Docker. Les best practices prônent les containers jetables, donc pas de question de stocker en local. Certaines applications nécessitent malgré tout du contenu partagé et persistant. C’est là qu’intervient NetApp. Trident permet d’interfacer des volumes NetApp avec les containers , le tout au travers des commandes Docker. On bénéficie ainsi des fonctionnalités de Ontap comme Flexclone, Snapmirror, création de volumes,Snapvault…

Un premier pas vers le DevOps et un bon moyen de conserver son infrastructure existante. Une petite démo vaut mieux qu’un long discours, direction le site netApp.io pour découvrir le module en action.

Jenkins est un outil d’intégration continue très répandu dans les équipes de développement. Il permet de piloter et tester les mises à jour de code. NetApp a choisi de s’intégrer avec cet outil de façon à optimiser l’empreinte stockage. Le but est de rapprocher fortement les environnements de production et de Test&Dev. On bénéficie ainsi des fonctionnalités Flex clone pour des environnements de test à quasi coût 0 ou encore de Snapvaults automatisés lors des montées de version de codes. Le retour arrière est automatisé en cas d’échec. En cas de succès des tests, un checkpoint est crée et lié à la version. Toutes les informations de configuration sont disponibles depuis le site Netapp.

Les outils de management de configuration logicielle comme Puppet, Ansible ou Chef disposent d’intégration avec les baies NetApp. Le support de l’ensemble de la gamme n’est pas encore disponible mais la série FAS et E-series est déjà couverte. On y retrouve également SolidFire pour Puppet et Ansible. Si l’intégration est moins poussée que les 2 précédentes, elle permet néanmoins un gestion automatisée des volumes (création, suppression, modification,  gestion Snapmirror). En utilisant un outil d’orchestration et les APIs Ontap on est rapidement en mesure de créer des environnements à la volée.

Et en pratique ? Pour avoir testé Trident, je peux vous garantir que l’interface se fait très rapidement. Il n’y a pas ou presque de configuration, tout se passe au travers de Docker modulo un fichier de configuration à créer. Les promesses sont tenues. La prochaine étape pour moi sera d’intégrer un environnement Ontap Cloud avec Jenkins.

En résumé,  j’affectionne particulièrement la DataFabric pour son intégration avec le Cloud et ses fonctionnalités identiques avec un stockage classique. Une très bonne plateforme de stockage pour les environnements hybrides. Une fois de plus, je ne pense pas que NetApp surfe sur une tendance marketing qu’est le DevOps mais s’applique à comprendre tous les tenants et aboutissants pour ensuite les adapter à son environnement Ontap. Un bon moyen de capitaliser sur les plateformes existantes ou d’orienter ses choix lors d’une refonte d’architecture.

 

 

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