Le Cloud français accélère avec AWS et Azure

En ce début d’année 2018 le Cloud français prend un vrai tournant en accueillant Microsoft Azure et AWS sur le territoire. Quels changements concrets pour le marché et les clients français ?

Une évolution plus qu’une révolution

Microsoft a annoncé il y a quelques semaines l’ouverture de Paris et Marseille. Amazon vient d’emboiter le pas en lançant la région Paris. Une vraie attente des clients qui souhaitaient avoir une option nationale dans la construction de leur stratégie Cloud.

57% des entreprises ayant une démarche Cloud ont une stratégie Multi Cloud

Une présence sur le territoire qui va permettre une évolution des mentalités mais pas une révolution du Cloud français. Mes rencontres avec les DSI et responsables d’infrastructures montrent que les freins à l’adoption du Cloud en France viennent principalement d’un manque de confiance. La localisation des données étant donc un excuse plus qu’une contrainte technique ou légale. Bien évidemment il existe des données dont le caractère impose certaines précautions mais dans la majorité des cas d’usage aucune raison de ne pas souscrire aux produits proposés par les fournisseurs Cloud. La disponibilité de Frankfurt et de l’Irlande est déjà bien suffisante pour répondre à de nombreuses problématiques de localisation.

la responsabilité Partagée

Il est extrêmement intéressant de comparer le niveau de certification des providers publics avec celui d’un Datacenter classique. Dans la plupart des cas ils sont capables de garantir des niveaux plus élevés, la mutualisation leur donnant des capacités supérieures à celle d’une entreprise seule. Attention cependant à ne pas faire l’amalgame de certification vs responsabilité. Ce n’est parce que le Cloud Provider est certifié qu’il devient responsable, il est juste apte à répondre aux normes sur la partie qui le concerne. Il est responsable du Cloud, vous êtes responsable de ce que vous y déposez.

Le modèle de sécurité partagé AWS illustre parfaitement l’idée globale des domaines de responsabilités de chacun.

66% des entreprises pensent ne pas être soumises à la GDPR si elles migrent leurs applications chez un Cloud Provider.

C’est bien évidemment faux car si les acteurs du marché seront bien GDPR ready, la responsabilité de chacun est engagée et reste managée par le DPO. Les termes seront précisés dans un contrat liant l’entreprise et ses sous-traitants.

Il faudra attendre les chiffres de Q1-2018 sur le marché du Cloud pour voir si l’adoption des hyper-scalers version française est au rendez-vous.

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